CLIMAX © LABOFACTORY: Jean-Marc Chomaz, Laurent Karst, Filippo Fabbri, assistés par Antoine Garcia, en collaboration avec Imma Bastida. Installation développée avec la collaboration de Benoit Maitrejean et Haekyung Bae, Camille Mosser, Chloé Morel, Luiz Bezerra et Claire Dalmazzone.

L'espace est plongé dans l'obscurité. On distingue 9 lentilles d'eau disposées régulièrement à 1m20 du sol. Des gouttes d'eau viennent impacter ces surfaces en créant des ondes concentriques se propageant vers la circonférence des bassins. 

Par moment, d’autres ondes sont envoyées du bord vers centre de la lentille d'eau, elles constituent l’image à travers un miroir à retournement temporel de celles émises par les pluies. Lorsque les ondes se concentrent au centre une goutte se reforme et semble renvoyée vers le haut inversant le temps et la gravité. 

Des faisceaux de lumière déformés en traversant ces lentilles liquides projettent l’image des ondes qui froissent la surface de l’eau sur des écrans circulaires sombres, placés symétriquement au sol et au-dessus des bassins circulaires. Une composition de sons se déploie dans l’espace en suivant la progression des ondes sur l’eau provoquées par les goutes ou leur symétrique dans le miroir du temps. 

Climax, un dispositif immersif de clepsydres lumineuses, chacune associée à une ville ou région particulière de la planète où le temps s’écoule goutte à goutte, au rythme de la pluie du futur, tandis que des ondes concentriques quittent le bord des bassins vers le centre en remontant le temps en fonction de la pluviométrie du lieu.



Ce dispositif implique des chercheurs du LMD et du SIRTA, en particulier Imma Bastida, qui travaillent sur l'aspect climatique scientifique. Ils synchronisent l’installation sur des données et des prévisions en temps réel.

Climax évoque en quelque sorte « l’anthropopause », la période de transition vers une nouvelle aire, le point critique, la singularité où les temps géologiques entrent en collision avec les temps humains et où nous avons à inventer collectivement ce que sera l’anthropocène, le prochain âge, celui des hommes. En évoquant la pluie en divers points de la planète Climax pointe sur un des enjeux clef des changements climatiques à venir.

A space is immersed in darkness. Nine water lenses are regularly placed at 1m20 from the ground. Drops of water impact their surfaces by creating concentric waves travelling towards the circumference of the pools. 

Occasionally, more waves are sent from the edge to the center of the water lens, they replicate those emitted by the rains, through a time reversed mirror. When the waves concentrate in the center, a drop reforms and seems to be reflected upwards, reversing time and gravity. 

Distorted beams of light passing through these liquid lenses project the image of the waves onto dark circular screens, placed symmetrically on the ground and above the circular basins. A composition of sounds fills the space, following the progression of both the waves and their symmetry in the mirror of time. 

 

Climax is an immersive device composed of luminous clepsydres, each associated with a particular city or region of the planet, where time flows drop by drop, at the rhythm of the rain of the future, while concentric waves leave the edge of the basins towards the centre, ascending time according to the rainfall of the place.

This mechanism involves researchers from LMD and SIRTA, in particular Imma Bastida, who are working on the scientific climate aspect. They synchronise the installation with real-time data and forecasts.

Climax somehow refers to the “anthropopause”, the transition period towards a new era, the critical point, the moment geological times collide with human times, the moment we have to collectively invent what the anthropocene, the next age, the age of men, will be like. By referring to the rain in various parts of the planet Climax highlights one of the key issues of future climate change.